Avez-vous déjà fait le constat que nombreux étaient les coureurs à afficher un grand sourire au sein des pelotons. Et ce, qu’il pleuve, neige ou vente. C’est que le runner prend son pied, tout simplement. Sans ça, il resterait tranquillement au chaud chez lui, comme son entourage ne partageant pas la même passion ne cesse de lui répéter à longueur d’année.

Car, en course à pied comme dans la vie de tous les jours, le plaisir est l’élément le plus important. C’est cette joie ressentie dans la pratique de votre passion qui vous donne cette motivation à toutes épreuves et qui vous permet, à votre niveau, de progresser. Sans plaisir, pas de succès. Un constat qui vaut tout aussi bien pour les champions que pour les coureurs du dimanche. “Nous vivons dans une société où la plupart des gens cherchent désespérément le plaisir, mais ne parviennent pas ou plus à le trouver, car ils sont sans cesse sous pression”, indique Jef Brouwers. “Et cela mène à la dépression, au burn-out car il n’y a plus de sens à ce que nous faisons. Mais ce n’est pas une fatalité. Il y a des couples qui durent pour toute la vie. En sport, c’est la même chose, il faut pouvoir se fixer régulièrement des nouveaux défis ou objectifs afin de continuer à prendre du plaisir. Mais sans cet élément, c’est fini…”

Le processus prime sur la performance

Plaisir ne doit pas pour autant être opposé à rigueur et structure. Aucun être humain, et encore moins un sportif, n’aime l’échec. Et chacun se nourrit de victoires pour avancer. Avec un objectif bien défini en point de mire, le coureur trouvera donc une énorme satisfaction à respecter un planning précis, parfois difficile, et à aller au bout de lui-même, quitte à souffrir. “En sport, le processus menant à la prestation est plus important que la performance en soi”, soutient même Jef Brouwers. En clair, celui qui ne se réjouit pas à la perspective d’aller s’entraîner ne parviendra pas à s’améliorer, peu importe son objectif. “Prenons l’exemple des derniers Jeux Olympiques et du relais 4×400 mètres. On y a vu, avec les Belgian Tornados et le travail qui a été fait en amont, la prestation d’une équipe qui avait une énorme envie, voire joie de prester au plus haut niveau, par opposition aux prestations individuelles de Jonathan et de Kevin Borlée où, à ce moment et vu les circonstances, il n’y avait pas ce plaisir dans la prestation. Cela témoigne de la relation immédiate qui existe entre plaisir et performance, de cette vibration positive qui peut mener au dépassement de soi.”

Lisez plus ici

Share